Le premier parti aux élections ne représente qu’un quart des Tunisiens

Par Riadh Zaoui

Contrairement aux apparences une première analyse des résultats montre que le taux de participation global par rapport aux 7,2 millions d’électeurs potentiels n’est pas aussi important que l’on dit. Il se situerait aux alentours de 55%.
1. Cela signifie que le parti le plus important à l’assemblée constituante s’avère représenter aux alentours d’un quart des tunisiens, pas plus. Soumettre à référendum la constitution qui sera adoptée par l’Assemblée devient obligatoire.
2. Autre constatation, El Aridha et El Moubadara auraient ensemble environ 20 sièges ce qui correspond au poids résiduel de l’ex RCD dans le pays.
3. Les démocrates en rang dispersé, ont failli. Le PDP a bloqué il y a 3 mois toute tentative de rapprochement, brouillant l’esprit développant dans l’inconscient des autres partis, qu’il fallait se compter et qu’on pouvait y arriver seul.
4. L’absence d’expérience politique y compris des pseudo grands partis comme Ettajdid ou le PDP a joué un grand rôle : ils ont été incapable de mobiliser les observateurs dans les bureaux des quartiers populaires et dans la campagne. Cela a permis « de montrer » le bon choix à ceux qui ne savaient pas pour qui voter. Il va falloir retenir la leçon.

Et le travail commence aujourd’hui car la majorité de la population n’a pas voté pour Ennahdha. Ne l’oublions pas.