Vous les reconnaitrez facilement. Ils ne sont ni pour, ni contre Ennahdha (du moins c’est ce qu’ils se forcent à croire), mais en sont depuis ce matin et la parution des premiers résultats à ressasser les prétendues "erreurs" du camp des démocrates, camp qu’ils ont tendance à résumer sous l’appellation "les laïcs".
Des "vous regretterez vos attaques incessantes contre Ennahdha" par-ci, des "ce qui nous arrive aujourd’hui n’est que le fruit de l’acharnement des chantres de la liberté d’expression" par-là, rejetant ainsi sans interruption toute leur haine sur ceux qui, comme moi, se seraient battus selon eux pour une cause perdue d’avance et de faux problèmes.
Se présentant généralement comme blogueurs, parfois simplement cyber-activistes, souvent par imposture, ils n’ont depuis ce matin du 24 octobre 2011 qu’un seul argument qui ressort de leurs cyber-défecations. Prétendant détenir le monopole du recours à la rue, recours qui jusqu’à hier ne devait se faire que selon leurs normes, soit pour des causes anti-RCDistes, les voilà aujourd’hui à pleurnicher leur peine, pensant culpabiliser ceux qui ont fait preuve (toujours selon leurs mots) d’acharnement inutile infondé sur les islamistes.
Mais chers amis (je dis cela seulement par principe, le fait est que j’en ai énormément dans ma liste d’amis), cela cache une réalité bien plus profonde. La réalité, c’est que contrairement à vous, nous ne regrettons rien.
La réalité, c’est que la victoire d’Ennahdha était écrite d’avance, certes peut être pas de manière aussi écrasante, mais nous ne devons cela qu’à l’idiotie de Nabil Karoui, qui, s’il avait pris la peine de flouter le visage de Dieu, le message réel de Persepolis qui est le danger de l’Islam politique serait passé plus efficacement…
La réalité, c’est que vos accusations témoignent de la fébrilité de votre esprit, pleinement traduite à travers vos propos haineux envers tous ceux qui n’ont pas partagé le même combat que vous durant les 9 derniers mois..
VOTRE réalité, c’est que nous avons fait gagner Ennahdha.. NOTRE réalité, c’est que nous nous sommes battus pour un danger qui risque de se concrétiser à cause de votre passivité.
Votre combat, c’était empêcher la révolution d’être volée, et violée dans ses principes. Le notre, c’était de vous prouver qu’elle avait déjà été volée..
La réalité, c’est que vous savez aussi bien que nous que le débat identitaire n’a pas été lancé par le camp des laïcs, mais bien par celui des islamistes, ceux-ci prétendant défendre une culture et une civilisation qui n’ont jamais souffert.
Ne regrettons pas nos efforts, j’ai tout de même la conviction que ceux qui critiquent les actions des anti-Ennahdha durant les 9 derniers mois ne le font que par frustration personnelle d’avoir sous-estimé le danger. Vous pensez que nous culpabilisons, mais la réalité, c’est que vous culpabilisez. Vous prétendiez connaître les craintes des classes populaires, mais la réalité, c’est que vous ne compreniez même pas vos propres craintes…
Enfin, la réalité, c’est que nous acceptons avec joie les résultats des élections, quand au même moment vous commencez à parler de "reprendre la rue"…
…mais la seule vérité c’est surtout que si c’était à refaire, nous le referions avec encore plus de virulence.
Le combat continue.
Veronika Tobelem 20:30 le 25 octobre 2011 Permalien |
Bon courage
amad salem 23:38 le 25 octobre 2011 Permalien |
En voilà encore un : "l’homme qui a lancé la révolution" ! Vous n’y allez pas de main morte, Mr Julien Pain de f24. Pourquoi tenez-vous tellement à votre "révolution du jasmin", alors qu’il n’y a jamais eu de révolution en Tunisie mais un putsch militaro-civil ou un coup d’Etat du système ? Pourquoi cherchez-vous en core des "héros" alors que les vrais instigateur du coup d’Etat civil se taisent même si les Tunisiens connaissent certain d’eux ? Que faut-il retenir des assertions de Mr Slimane Rouissi sans les mettre en doute mais en les lisant du bon côté ?
1)- M Bouzizi n’avait aucune intention de se suicider. C’est un accident malheureux qui arrive tous les jours. Celà on le savait, on en était convaincu, on l’a dit. Vous (les médias français) vouliez un "héros", vous en avez fabriqué un pour vous.
2)- Ce Bouazizi n’avait rien à voir avec les évènement car il n’y pensait même pas et n’avait ni la volonté ni l’envergure du "révolutionnaire". Allez-vous fermer cette parenthèse préfabriquée, enfin ?
3)- Mr Slimane Rouissi concentré les évènements "déclencheurs" dans sa région. Il a limité le groupe à "50 personnes" tous de sa régions. Ce n’est que le régionalisme qui parle. Les mêmes évènements et plus graves se déroulaient partout en Tunisie. Au moins deux se sont immolés par le feu avant Bouazizi dans deux autres régions différentes.
3)- Mr Slimane Rouissi se présente comme activiste politique ayant mis l’éteicelle et attisé le feu de sa "révolution". Certes, il a joué un certain rôle comme syndicaliste d’abord. Donc, il avait la machine UGTT derrière lui. Or, si vous êtes parvenus si facilement jusqu’à lui, votre et votre consoeur, c’est qu’il est connu. Et, s’il était activiste comme il le dit depuis au moins 3 ans, c’est que la police le connaît. Aurait-il passé à travers le filet ?
4)- Mr Slimane Rouissi parle d’internet et des réseaux sociaux comme moyens de transmission et "héros" de ctte "révolution". Tout le monde sait qu’internet était surveillé. Tout le monde sait que la communication entre blogueurs et internaute n’a pu se produire qu’après la 3ème apparition de B Ali. Donc, les réseaux sociaux n’ont eu aucun impact sur les évènements surtout que la plupart des tunisiens n s’y intéressaient nullement.
En conclusion, sans nier le fait que Mr Rouissi ait un joué un certain rôle de mobilisation dans sa région, cette version est trop édulcorée. La vérité est que ni Sidi Bouzid ni tout le sud ni même tout le peuple aurait pu tomber le Parrain et sa famille. Les exemples de "révolutions sont devant vos yeux et fr24 en parle à tout moment. S’il vous plait n’induisez pas vos lecteurs en erreur et n’écrivez pas l’histoire de la Tunisie comme vous la fantasmez.
Bien à vous et à fr24.
ridha khaled 15:55 le 26 octobre 2011 Permalien |
En vérité et pour être objectif, il n’est pas le seul à déclencher la révolte de sidi bouzid il y a d’autres cadres de l’ugtt locale qui y ont contribué y compris le propre frère de fadia hamdi mais cette révolte n’a pu se muer en une insurrection populaire qu’avec la résistance de la ville de Kasserine et la grande mobilisation de la ville de Sfax et elle n’a pu aboutir que lorsque les évènements ont gagné la capital donc c’est tout un peuple qui y a contribué
ce qui est dommage ce que les gens de sidi bouzid votent pour un arriviste de la pire espèce ancien islamiste et bras droit de Ghannouchi, passé du côté du régime et qui faisait l’apologie de Ben Ali sur la chaîne d’Al Jazeera
aujourd’hui il tient un discours démagogique où il promet monts et merveilles et rêve publiquement de devenir le président de la Tunisie
beaucoup de travail reste donc à faire et la révolution n’est encore qu’insurrection populaire
amicalement
amad salem 20:41 le 26 octobre 2011 Permalien |
Mr Ridha Khaled, votre court texte est récapitulatif. Et on mesure maintenant les mensonges énormes des médias et l’arrivisme opportuniste de ces gens qui s’érigent en "héros". Toute fois, il faut remarquer que les syndicalistes de Sidi Bouzid n’ont pas fait ce qu’ils ont fait de leurs propres initiatives ni à cause de leur élan "révolutionnaire". Ils mentent. C’est sous les directives de l’UGTT qu’ils ont "encadré" si cela s’avère vrai. Il faut insister aussi sur le fait que Sidi Bouzid n’a ni fait de révolution ni tombé B Ali, ils tous incapable. C’est Tunis, avant Sfax, qui a pris la relève par les avocats et les juges. Puis, l’UGTT a pris le train en marche, hypocrite comme elle est toujours, mais non pour "faire la révolution" mais bien pour sauver le Système. L’UGTT a vite perdu le contrôle des évènement par l’entrer sur la scène d’autres acteurs qui ont transformé le coup d’Etat en "révolution".
Quand à ce déchet, Hamdi, c’est un caméléon qui change de couleur toutes les secondes. C sont les porcs du Golfe qui l’ont monnayé, soutenu et encouragé. Il n’est que le plus vil de leurs valets. Et qui lui a voté ? Ce ne sont que ses semblables de sa région de Sidi Bouzid à Sfax et à ailleurs. Aucun tunisien non originaire de Sidi Bouzid et de sa région n’a voté à ce clown ou même pensé lui voter..